place

Fosse no 2 bis - 2 ter des mines de Marles

Article contenant un lien mortArticle géolocalisé en FranceArticle utilisant une InfoboxCompagnie des mines de MarlesFosse du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Page avec des cartesPage géolocalisable sans coordonnées paramétrées
Marles les Mines Fosse n° 2 bis 2 ter des mines de Marles (B)
Marles les Mines Fosse n° 2 bis 2 ter des mines de Marles (B)

La fosse no 2 bis - 2 ter de la Compagnie des mines de Marles est un ancien charbonnage du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Marles-les-Mines. Le puits no 2 bis est commencé en octobre 1910, deux ans après que le puits de la fosse no 2, sis 830 mètres au nord, a été remis en service, après plus de quarante ans d'abandon. La fosse no 2 bis commence à extraire en juillet 1917, et cette même année, un puits no 2 ter lui est ajouté, à 75 mètres au sud-ouest. Celui-ci est opérationnel en 1921. En parallèle, des immenses cités, des écoles et une église sont construites. La fosse est située le long de la ligne de Fives à Abbeville. La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. La fosse est modernisée au début des années 1950 et pour ainsi dire totalement reconstruite. Les terrils nos 4 et 22, 2 bis d'Auchel Est et 2 bis d'Auchel ancien, prennent de la hauteur. Des habitations sont rajoutées dans les cités. Dans les années 1960, la fosse no 2 - 2 bis concentre l'extraction des fosses nos 3 - 3 bis - 3 ter et 6 bis - 6 ter en 1961, puis de la fosse no 5 - 5 bis - 5 ter deux ans plus tard. Entretemps, en 1962, le puits no 2 bis est approfondi à 800 mètres, et un nouvel accrochage est ouvert à 790 mètres, mais le gisement est moins riche que prévu, et la production décroît d'année en année. La dernière gaillette est extraite le 29 mars 1974. Les puits nos 2, 2 bis et 2 ter, respectivement profonds de 506, 825 et 647 mètres sont remblayés en 1974. Les chevalements des puits nos 2 bis et 2 ter sont détruits en 1977 et 1978. Le carreau de fosse est occupé par l'usine Faurecia, un espace vert a pris la place du lavoir. Les terrils nos 4 et 22 sont exploités jusque dans les années 1990, le terril no 4 est de nouveau exploité à la fin des années 2000. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 2 bis et 2 ter. Les cités ont été rénovées, mais certaines habitations sont détruites au début des années 2010.

Extrait de l'article de Wikipedia Fosse no 2 bis - 2 ter des mines de Marles (Licence: CC BY-SA 3.0, Auteurs, Matériel visuel / Photos).

Fosse no 2 bis - 2 ter des mines de Marles
Chemin de Pernes, Béthune

Coordonnées géographiques (GPS) Adresse Lieux à proximité
placeAfficher sur la carte

Wikipedia: Fosse no 2 bis - 2 ter des mines de MarlesContinuer à lire sur Wikipedia

Coordonnées géographiques (GPS)

Latitude Longitude
N 50.496111 ° E 2.506169 °
placeAfficher sur la carte

Adresse

Puits n° 2 bis

Chemin de Pernes
62470 Béthune
Hauts-de-France, France
mapOuvrir sur Google Maps

Marles les Mines Fosse n° 2 bis 2 ter des mines de Marles (B)
Marles les Mines Fosse n° 2 bis 2 ter des mines de Marles (B)
Partager l'expérience

Lieux à proximité

Fosse no 2 des mines de Marles
Fosse no 2 des mines de Marles

La fosse no 2 dite Saint-Émile ou Émile Rainbeaux de la Compagnie des mines de Marles est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Marles-les-Mines. Un puits no 1 est foncé à partir de 1853, l'eau désagrège le terrain et le cuvelage s'effondre en juin 1854. Un puits no 2 est entrepris à cinquante mètres au sud-est à partir de septembre 1854, et bien que le passage du niveau d'eau présente de grandes difficultés, la base du cuvelage est établie le 15 octobre 1856 dans le terrain houiller à la profondeur de 83 mètres. La fosse commence à produire en 1858, et est rapidement très productive. Le 28 avril 1866, à huit heures du matin, un fort mouvement se manifeste dans le cuvelage, vers la profondeur de 56 mètres. À neuf heures et demie, trois pièces de cuvelage se détachent, livrant passage à un torrent d'eau. Les travaux de consolidation entrepris deviennent de moins en moins efficaces. Dans la nuit du 2 ou 3 mai, toutes les maçonneries d'alentour, une partie du bâtiment des chaudières, situé à côté, ont été renversées ; le bâtiment en planches du puits s'écroule ; la charpente des molettes, le cylindre d'épuisement et tous les engins, placés au-dessous, disparaissent en quelques instants. En même temps, un vaste cratère d'éboulement de trente à 35 mètres de diamètre et de dix à onze mètres de profondeur s'ouvre dans le sol autour de l'axe du puits. Le sol lui-même se fissure tout autour de ce cratère jusqu'à dix ou quinze mètres au-delà de ses bords. Une demi-heure environ, à la suite de l'éboulement de la tête du puits, le bâtiment de la machine d'extraction s'écroule à son tour presque complètement, en déterminant la rupture d'un certain nombre de pièces de cette machine, telles que les colonnes, les entablements et les tuyaux à vapeur. La fosse est alors laissée à l'abandon, aucun procédé connu ne pouvant la remettre en état de marche. En 1875, un certain nombre d'intéressés de la société veulent rouvrir la fosse, mais la réponse des ingénieurs est complètement défavorable à la reprise du puits. Sur les 2 990 hectares de sa concession, 840 hectares sont abandonnés, par peur des venues d'eau dans les chantiers des autres fosses. En 1907, la Compagnie de Marles reprend la fosse, grâce aux nouveaux procédés de la technique, la fosse est de nouveau fonctionnelle en 1908, mais elle est laissée en sommeil jusqu'en 1917, entretemps l'aérage de la fosse no 2 bis nouvellement créée à 830 mètres au sud-sud-ouest. Un puits no 2 ter lui est ajouté à partir de 1917. La fosse no 2 assure ensuite le service et l'aérage. La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. Pendant les travaux de modernisation de la fosse no 2 bis - 2 ter, la fosse no 2 est remise en extraction. Le siège de concentration remonte sa dernière berline le 29 mars 1974, tous les puits sont remblayés cette année-là, y compris le no 2, profond de 506 mètres. Son chevalement et sa machine d'extraction ont été conservés. Le carreau de fosse est aménagé en espace vert. Le chevalement du puits no 2 et les parties anciennes du bâtiment de la machine d'extraction sont inscrits aux monuments historiques depuis le 6 mai 1992. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits no 2. Le chevalement a été classé le 30 juin 2012 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Fosse no 3 - 3 bis - 3 ter des mines de Bruay
Fosse no 3 - 3 bis - 3 ter des mines de Bruay

La fosse no 3 - 3 bis - 3 ter de la Compagnie des mines de Bruay est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Bruay-la-Buissière. Le premier puits commencé le 27 octobre 1866 permet à la fosse d'extraire à partir de mars 1870. À cette date, et depuis deux ans, seule la fosse no 1 est productive, puisque la fosse no 2 a été abandonnée à cause de fortes venues d'eau. La fosse est rapidement très productive. Un puits no 3 bis est ajouté en juin 1891 et un puits no 3 ter en juin 1916. D'immenses cités minières sont établis. La fosse possède deux terrils nos 10 et 10 bis, 3 de Bruay Ouest et 3 de Bruay Est. En 1940, le puits no 3 bis est doté d'un nouveau chevalement, à structure métallique apparente. La Compagnie des mines de Bruay est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Bruay. Bien que son gisement semble limité, des modernisations sont entreprises, et des essais de nouveaux outillages sont entrepris. La fosse cesse d'extraire en 1966. Ses puits nos 3 et 3 bis sont remblayés en 1967 et en 1970. Le puits no 3 ter a été conservé jusqu'en 1972, pour le service et l'aérage de la fosse no 2 bis - 2 ter des mines de Marles à Marles-les-Mines. Il est remblayé en 1972, et son chevalement en béton armé, unique dans le bassin minier, est dynamité le 21 février 1975. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 3, 3 bis et 3 ter. Bien que le terril no 10A soit considéré comme disparu, ses traces subsistent toujours. Le terril no 10 est un des terrils majeurs du bassin minier. Les cités ont été rénovées, bien que quelques rues aient été démolies. Le terril no 10 a été inscrit le 30 juin 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Fosse no 4 - 4 bis - 4 ter des mines de Bruay
Fosse no 4 - 4 bis - 4 ter des mines de Bruay

La fosse no 4 - 4 bis - 4 ter de la Compagnie des mines de Bruay est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Bruay-la-Buissière. Pour la première fois, la Compagnie de Bruay ouvre une fosse constituée de deux puits jumeaux, tout d'abord dénommés puits nos 4 et 5. À l'approche de l'ouverture de la fosse no 5 - 5 bis à Divion, le puits no 5 est renommé 4 bis. La fosse commence à produire en 1881. Le puits no 4 ter est ajouté en 1919, il assure ensuite l'extraction, alors que les puits nos 4 et 4 bis assurent le service et l'aérage. Des cités sont construites autour de la fosse. La Compagnie des mines de Bruay est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Bruay. La fosse cesse d'extraire dans les années 1950 après sa concentration sur la fosse no 6 - 6 bis - 6 ter, ses puits nos 4 et 4 bis sont respectivement remblayés en 1955 et 1958, et leurs chevalements détruits peu après. Le puits no 4 ter est modernisé dans le but de servir à la descente du personnel, et ce jusqu'en 1970. Le puits est remblayé deux ans plus tard, et le chevalement détruit le 4 octobre 1973. Le site est ensuite occupé par l'usine Plastic Omnium. Dans les années 1990 et suivantes, les cités sont rénovées ou démolies pour laisser place à de nouvelles constructions. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 4, 4 bis et 4 ter. L'usine de plasturgie s'installe sur un nouveau site, et en 2011, le carreau de fosse est en chantier, le but est d'y construire un écoquartier. Une dynamitière a été mise à jour en septembre 2011. La cité de corons 16-1 et son école ont été inscrites le 30 juin 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le site devrait être traversé par le tramway Artois-Gohelle.