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Rue des Marronniers (Lyon)

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Voie dans le 2e arrondissement de LyonVoie piétonnière à Lyon
Rue Maronniers Lyon2 fr
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La rue des Marronniers est une voie du quartier de Bellecour, dans le 2e arrondissement de Lyon, en France. Cette voie étroite, courte, piétonne et pavée, est célèbre pour ses nombreux bouchons et appartient à une zone classée au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Extrait de l'article de Wikipedia Rue des Marronniers (Lyon) (Licence: CC BY-SA 3.0, Auteurs, Matériel visuel / Photos).

Rue des Marronniers (Lyon)
Rue des Marronniers, Lyon Bellecour

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Coordonnées géographiques (GPS)

Latitude Longitude
N 45.757172 ° E 4.834731 °
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Adresse

Rue des Marronniers 6
69002 Lyon, Bellecour
Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Attentat de l'Assommoir
Attentat de l'Assommoir

L'attentat de l'Assommoir est une attaque à la bombe menée le 23 octobre 1882 vers 2 heures du matin par la militante anarchiste Fanny Madignier, une membre du groupe Louise Michel-Marie Ferré, et deux autres complices au moins contre l'Assommoir, un restaurant associé à la bourgeoisie lyonnaise. Il s'agit de la première attaque anarchiste meurtrière de l'histoire de France, bien que la volonté de mener un attentat meurtrier ne soit pas évidente. À la suite de l'insurrection de la Bande noire en août 1882, le mouvement anarchiste lyonnais est réprimé de manière conséquente, ce qui provoque l'accroissement des conflits entre l'État français et eux. Ils disposent à Lyon d'une assise territoriale conséquente, si bien que la ville peut être considérée comme l'une des « capitales » du mouvement anarchiste à cette période. Le 23 octobre 1882 au matin, le jour suivant l'ouverture du procès de la Bande noire, un groupe de deux compagnons et d'une compagnonne se rend dans le lieu, restant ouvert toute la nuit. Le groupe s'installe, commande à boire et à manger pour 5 francs. Vers 2 heures, alors que 200 personnes sont encore sur place, la femme du groupe, vraisemblablement Madignier, referme le rideau entourant le box où le groupe a pris place - tandis que ses deux complices allument la mèche de trois bombes — deux de très faible calibre et une d'un bien plus puissant calibre, destinée à exploser plus tard — et les jettent sous la table avant qu'ils ne quittent rapidement les lieux. Les deux petites bombes explosent et poussent le patron du restaurant, pensant être en face d'explosions dues au gaz, à en couper l'approvisionnement, ce qui place la pièce souterraine dans le noir complet, hormis les flammes commençant à naître sur les rideaux du box du fait des premières explosions. Tandis qu'un mouvement de foule se déclare vers l'extérieur à cause de ces deux petites explosions et de l'obscurité, quelques clients, dont un certain Miodre, se dirigent au contraire vers le box - où la troisième bombe, bien plus puissante, n'a pas encore explosé. Miodre ne s'en rend pas compte, tente d'éteindre le feu avec ses pieds et marche sur celle-ci sans l'avoir vue, déclenchant son mécanisme en avance. L'explosion, bien plus importante que les deux précédentes, ayant possiblement été utilisées pour pousser la foule vers l'extérieur, emporte une partie de l'édifice et blesse les personnes proches de son épicentre, dont le patron, Miodre — qui voit sa jambe être pulvérisée — et une dizaine d'autres. Miodre meurt des suites de ses blessures quelques jours plus tard. L'attentat provoque le choc des classes aisées de Lyon et voit la poursuite de la répression contre les anarchistes, qui culmine quelques mois plus tard dans le procès des 66 en janvier 1883. De vastes rafles sont menées chez les anarchistes de Lyon ; Antoine Cyvoct, gérant du journal anarchiste L'Étendard révolutionnaire, est accusé par les autorités d'avoir commis l'attentat - il est acquitté pour ces faits mais tout de même condamné à mort pour avoir supposément écrit un article de journal contre le restaurant, 8 mois plus tôt. Madignier, quant à elle, parvient à s'enfuir et disparaître - elle est condamnée à la déportation au bagne à perpétuité par contumace, sans que les autorités françaises ne parviennent à la retrouver.